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Revue de presse

Notre revue de presse

Voici des publications faites entièrement ou en partie par Femmes Ingénieurs.

Allez piocher dans la liste, émissions Technigirl et vous aurez accès à des interviews de femmes décrivant leur métier. Vous verrez que leurs activités sont très différentes et que vous piocherez y peut-être des idées.

 

 

Titre

 

L'école porteuse de stéréotypes sexistes

 

Aline Aubertin était hier au Ministère des Familles, de l'Enfance et des Droits des Femmes pour la présentation du rapport d'évaluation des actions publiques en faveur de la mixité des métiers. A cette occasion, le rapporteur a évoqué l'enjeu des stéréotypes sexistes véhiculés par l'école et le manque de formation des enseignants. Le rapport sur la formation des personnels de l’éducation présenté aujourd'hui par le Haut Conseil à l’égalité (HCE) et cet article du Monde  vont malheureusement dans le même sens.


"Quarante ans après que la mixité a été rendue obligatoire à tous les niveaux de la scolarité, trente ans après que l’éducation nationale a inscrit dans ses missions la promotion de l’égalité, un rapport des inspections générales a rappelé, en 2013, que « les stratégies des élèves sont largement influencées par leur appartenance de genre ». Le Haut Conseil à l’égalité (HCE) le dit autrement : « Être fille ou garçon est encore un déterminant des parcours de formation, et donc du positionnement (…) sur le marché du travail et dans la société ». Le refrain est connu : en dépit de leurs résultats, les filles s’orientent moins vers des domaines considérés comme prestigieux. Sans nier l’influence familiale ou, plus largement, celle de la société, le HCE, s’appuyant sur les apports de la recherche, rappelle l’existence de « pratiques pédagogiques différenciées » : les enseignants ont en moyenne 56 % de leurs interactions avec les garçons et 44 % avec les filles, en sciences notamment. Ils mobilisent filles et garçons dans des objectifs différents, évaluent et apprécient différemment leurs comportements – l’indiscipline des garçons est tolérée, moins celle des filles. Les garçons sont aussi davantage sanctionnés."

http://www.lemonde.fr/education/article/2017/02/22/la-bataille-contre-les-stereotypes-sexistes-a-l-ecole-n-est-pas-encore-gagnee_5083505_1473685.html

 

 

La lente féminisation des écoles d'ingénieurs

 

Femmes Ingénieurs oeuvre depuis 1982 à la féminisation des écoles d'ingénieurs, un travail de longue d'haleine qui porte ses fruits mais malheureusement encore trop peu ! Retrouvez ici l'article récent publié dans Le Monde

 

 Des jouets stéréotypés

 

On a toutes pesté en faisant nos courses dans les magasins de jouets. Un article qui nous explique l'impact des jouets dans le choix des carrières, résultat de la construction stéréotypés du genre pour les filles et les garçons:

En France, 30% des élè…voir plus

 

 

Courrier Cadres : Carrière et Maternité

 

Valérie Gobertière et Anne Sophie Blau, toutes deux adhérentes de Femmes Ingénieurs témoignent de leurs expériences. Découvrez l'article

 

Dans quels contextes les comportements sexistes au travail sont-ils le plus fréquents ?

 

La Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) consacre le numéro 46 de DARES Analyses (septembre 2016) aux comportements sexistes au travail, une analyse issue de l’enquête Conditions de travail 2013. Elle contient en effet de nouvelles questions qui permettent de mesurer des comportements hostiles à dimension sexiste. Les comportements hostiles sont mesurés à l’aide de questions permettant de distinguer trois catégories d’atteintes : les comportements méprisants, le déni de reconnaissance du travail et les atteintes dégradantes. Cet ensemble de comportements peut être regroupé sous le terme générique de « comportements hostiles ». Ils seront ici considérés comme ayant une dimension sexiste quand la personne interrogée attribue ces comportements à son sexe (« le fait d’être une femme ou un homme »). Selon le résumé de la DARES, « 35 % des actifs occupés signalent avoir subi un comportement hostile dans le cadre de leur travail au cours des 12 derniers mois. Parmi les victimes, plus d’une femme sur cinq indique avoir subi ce comportement à cause de son sexe, contre moins d’un homme sur vingt. Ce sont donc 8 % des femmes et 1 % des hommes qui déclarent avoir subi un comportement sexiste au travail ». Et de noter que « les comportements à caractère sexiste sont moins fréquemment associés à des dysfonctionnements de l’organisation du travail que les comportements hostiles en général. Ils sont plus nombreux pour les femmes qui occupent des postes de travail plus fréquemment occupés par des hommes ».

 

http://dares.travail-emploi.gouv.fr/dares-etudes-et-statistiques/etudes-et-syntheses/dares-analyses-dares-indicateurs-dares-resultats/article/dans-quels-contextes-les-comportements-sexistes-au-travail-sont-ils-le-plus

 

Lente réduction des écarts de salaires entre femmes et hommes dans le privé

 

Insee Première n° 1617 de septembre 2016, publié par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) est consacré aux salaires dans le privé en 2014. L’INSEE note en particulier qu’« à caractéristiques identiques, une femme gagne en moyenne 9,6 % de moins qu’un homme ». « En 2014, une salariée gagne, en moyenne en EQTP, 18,5 % de moins qu’un salarié. Pourtant, le salaire net moyen des femmes progresse plus que celui des hommes : + 0,9 % contre + 0,4 % en euros constants ». Selon l’Institut, ce sont surtout les cadres qui contribuent à la réduction de l’écart des salaires entre hommes et femmes. À secteur d’activité, âge, catégorie socioprofessionnelle, condition d’emploi (temps complet, temps partiel) donnés, l’écart de salaire moyen entre femmes et hommes continue aussi de se réduire. Il atteint 9,6 % en 2014, soit 0,3 point de moins qu’en 2013. L’INSEE note cependant que les écarts de salaire entre femmes et hommes s’accroissent cependant le long de l’échelle salariale. En conclusion, « même si les femmes restent moins rémunérées que les hommes, l’évolution de leur échelle des salaires est en 2014 plus favorable à tous les niveaux que celle des hommes, surtout aux niveaux les plus élevés ».
La situation des ingénieures va également dans le bon sens et c'est sourtout les différences de carrières qui font les différences de salaire.

 

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1617#inter7

 

Guide pour communiquer sans stéréotypes

 

La Direction régionale aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes (DRDFE) de Normandie a présenté dans les locaux de l'École supérieure d'ingénieurs en génie électrique (ESIGELEC), le "Guide pour communiquer sans stéréotypes". Fruit d'un travail collectif, ce guide conçu dans le cadre de la Convention régionale pour l'égalité filles/garçons dans le système éducatif, donne des clés pour construire ou choisir une communication visuelle non sexiste. Les supports sont nombreux (affiches, photographies, dessins, pictogrammes, vidéos, sites web...) qui peuvent être utilisés comme leviers pour neutraliser les stéréotypes de sexe. Le guide propose un certain nombre de conseils pour ne pas oublier les femmes, ne pas les représenter défavorablement ou dans des rapports inégalitaires. Lors de son lancement, Benoit MONTALAN, maitre de conférence en psychologie sociale à l'Université de Rouen est intervenu sur les mécanismes de production des stéréotypes de genre. Le guide est diffusé dans une version « papier » et a également été mis en ligne sur le site de l’Académie de Rouen.

 

http://www.ac-rouen.fr/academie/actualites-de-l-academie/un-guide-pour-communiquer-sans-stereotypes-144921.kjsp

 

Où est l’argent pour les droits des femmes ? Une sonnette d’alarme

 

Le Conseil Économique Social et Environnemental, la Fondation des femmes, le Fonds pour les Femmes en Méditerranée, le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, le Comité ONU Femmes France et W4 France publient un rapport relatif à l’argent public et privé consacré en France à l’égalité femmes-hommes intitulé "Où est l’argent pour les droits des femmes ? Une sonnette d’alarme".


Ce rapport inédit, à l’initiative de la Fondation des Femmes, dresse un état des lieux des financements publics et privés en faveur des initiatives pour l’égalité femmes-hommes en France. Il met en lumière leur sous-financement, en comparaison avec des initiatives œuvrant pour des causes d’importance équivalente et avec le financement pour l’égalité femmes-hommes dans d’autres pays au même potentiel.

 

http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/hce/actualites-128/article/ou-est-l-argent-pour-les-droits-1131

 

 

Les femmes et l'automobile : un enjeu de lutte contre la précarité, d'orientation professionnelle et de déconstruction des stéréotypes

 

La délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes du Sénat publie un rapport d'information par Chantal JOUANNO (photo) et Christiane HUMMEL intitulé « Les femmes et l'automobile : un enjeu de lutte contre la précarité, d'orientation professionnelle et de déconstruction des stéréotypes ». Un dossier vidéo a également été mis en ligne sur le site du Sénat. « Alors que les statistiques de l'accidentalité routière démontrent une conduite plus respectueuse des règles de la part des femmes, les clichés sur les femmes au volant, héritage des débuts de l'automobile cantonnant la femme au rôle de passagère, ont la vie dure... Comment expliquer ce paradoxe ? Afin de répondre à ces questions et de proposer des solutions pour inverser une tendance inégalitaire, la délégation a souhaité réaliser une analyse approfondie des relations entre les femmes et l'automobile dans ces différentes dimensions. Elle a assorti son rapport d'une série de recommandations qui visent à : favoriser la mobilité des femmes et lutter contre leur précarité ; développer la mixité et l'égalité professionnelles dans le secteur automobile ; en finir avec les stéréotypes contre les femmes au volant ».


En outre, en raison de l'influence des stéréotypes masculins et féminins tout au long du parcours scolaire, l'industrie automobile, caractérisée par une grande variété de métiers, demeure marquée par une féminisation encore très limitée. Pourtant, ce secteur est susceptible d'offrir des perspectives de carrière intéressantes aux jeunes femmes. Comment inverser la tendance ?

http://www.senat.fr/notice-rapport/2015/r15-835-notice.html

 

 

Un article dans Les Echos, qui nous propose une bonne synthèse de la situation 2016.

http://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/021956861100-ag-2016-un-vent-nouveau-souffle-dans-les-conseils-dadministration-2000702.php

 

Un article à lire dans le journal La Croix.
En s'appuyant sur l'exemple de la politique, il nous rappelle que les qualités "dites féminines" font sans doute partie des stéréotypes et peuvent être un piège pour les femmes.

http://www.la-croix.com/France/Politique/Parite-la-victoire-des-quotas-2016-05-25-1200762682

 

Femmes Ingénieurs est à l'honneur du Journal Marie-Claire, où vous trouverez des conseils pour choisir un réseau

...http://www.marieclaire.fr/,6-reseaux-de-femmes-pour-booster-sa-carriere,823098.asp

 

Nous vous conseillons ces articles dans Nouvelles News: abonnez-vous, si vous ne l'avez pas encore fait:

http://www.lesnouvellesnews.fr/manuels-scolaires-papa-maman-stereotypes/

http://www.lesnouvellesnews.fr/erreur-reparee-femmes-pilotes-de-seconde-guerre-mondiale/

 

La compétition sportive favorise le leadership des femmes:

Dilma Rousseff, présidente du Brésil a été championne en volley-ball ; Christine Lagarde, qui dirige le FMI, en natation synchronisée ; Ellen Kullman, la Présidente de DuPont, en basketball ; Condoleezza Rice, ancienne secrétaire d’État américaine, a fait de la compétition en patinage artistique et tennis…. De sportive de haut niveau à leaders d’exception, la société de conseil Ernst & Young fait un lien direct. Elle a étudié les parcours de 20 femmes dirigeantes dans le monde et observe que 19 d’entre elles ont pratiqué un sport et fait de la compétition durant leur adolescence.
Pour Gillian Tett auteure et journaliste au Financial Times comme pour Ernst & Young, la réussite sociale des compétitrices sportives n’est pas une coïncidence: tout d’abord, les vertus classiques du sport et de la compétition sportive qui peuvent aussi s’appliquer aux hommes : esprit d’équipe, discipline, motivation des troupes, organisation pour gagner ensemble…
La deuxième explication est plus subtile : « Les filles qui font du sport apprennent dès leur plus jeune âge qu’il est acceptable de se livrer à une concurrence agressive. Elles découvrent aussi que la réussite ne dépend pas seulement de leur look et que l’on peut prendre du plaisir à gagner. « Le sport est l’un des rares moyens socialement acceptables pour les adolescentes d’apprendre le sens de la concurrence et de la compétition, sans être critiquées par leurs pairs ».
La route est encore longue pour que les filles puissent se projeter dans des modèles de compétitrices se livrant à la « concurrence agressive » qu’exige la prise de pouvoir, alors que les medias ignorent le sport féminin. Les compétitions sportives féminines ont représenté, sur les 12 chaînes étudiées par le CSA entre le 8/09 et le 12/10/2012, seulement 7% du volume global de retransmissions sportives ...
Merci à Nouvelles News d'avoir attiré mon attention sur cette étude.

http://www.ft.com/intl/cms/s/2/6039120a-e9bd-11e2-bf03-00144feabdc0.html

 

 

Découvrez en quoi réseauter avec vos pairs et vos collègues va multiplier vos chances de trouver un poste.

Un article court et percutant, à lire sans tarder.
Il ne vous restera plus qu'à peaufiner votre CV. Pour cela, je vous rappelle que Femmes Ingénieurs organise une soirée relecture de CV le jeudi 9 juin, à 19h00, Paris Centre. Débutante ou confirmée, si vous êtes intéressée, merci de nous contacter par mail pour que nous puissions affiner l’organisation: femmes_ingenieurs@yahoo.com

http://www.carolinedegrave.com/reseauter-pour-multiplier-opportunites-profesionnelles/

 

François Hollande veut accélerer le virage vers l’industrie du futur ...

Voilà du positif pour le développement des emplois industriels et donc des emplois des ingénieurs et -nous l'espérons- des ingénieures !

http://www.usinenouvelle.com/editorial/francois-hollande-veut-accelerer-le-virage-vers-l-industrie-du-futur.N393047

 

Etat d'avancement numérique de la France

La commission européenne publie un état sur l'avancement numérique de la france

http://www.blogdumoderateur.com/edpr-france-2016/

 

Brigitte Plateau Présidente de Pasc@line et Jean-Marie Chesneaux membre de Pasc@line et Président du CSN'Num : article écrit par  Cyril Duchamp   de l'AEF qui présente un rapport important sur les besoins en formation de compétences liés aux métiers du Numérique.


"Les nomenclatures institutionnelles visant à classer les métiers à des fins statistiques comme opérationnelles ne permettent pas à ce jour de couvrir les métiers du numérique", constatent lIgas, lIgen, lIgaenr et le CGEIET dans un rapport publié fin avril 2016. Alors que la Commission européenne évalue à 900 000 la "pénurie de compétences dans le numérique en Europe" pour 2020, elles soulignent qu'"il est impératif de faire évoluer [l'] appareil statistique" national. Parmi les recommandations émises, figure la proposition dinstituer un "comité interministériel dédié à la mise en uvre des actions requises par la révolution numérique". Pour les établissements denseignement supérieur, la mission des inspections recommande en particulier d'"augmenter le flux de diplômés" dans le domaine du numérique par une "offre multiforme" ciblant en particulier les niveaux master et ingénieur.
 
"Quil sagisse des métiers, des emplois ou encore des formations, nous ne disposons pas des nomenclatures de catégories demploi et des données permettant de suivre les évolutions des 'métiers du numérique'", déplore la mission des inspections dans son rapport sur "les besoins et loffre de formation aux métiers du numérique" (1). Cette "absence de définition partagée des métiers du numérique et leur très insuffisante prise en compte dans les nomenclatures statistiques et opérationnelles sont problématiques". Du fait quelles sont "figées et agrégées", les nomenclatures apparaissent "généralement mal adaptées pour saisir les indices de transformation des métiers, en termes de contenus, de secteurs professionnels et plus encore de compétences".
 
Trois catégories de métiers
 
Selon le document publié, les inspections retiennent trois catégories de métiers concernés par la transformation numérique :

"Les métiers au cur du numérique", qui concernent par exemple linformatique, les télécommunications, lélectronique et "qui participent à la conception, au développement et à la maintenance des solutions matérielles et logicielles". Pour ces métiers, lévolution technologique "permanente" oblige les professionnels à "constamment faire évoluer leurs compétences".

"Les métiers nouveaux ou profondément transformés par le numérique", comme le community management, le marketing digital, le référencement web, etc.

"Les métiers où le numérique est un support à lactivité", qui concernent lensemble des secteurs économiques car "il nest pas de métier qui ne soit pas, peu ou prou, impacté par lintroduction des outils numériques".

Il paraît dans ces conditions dautant plus "impératif" de faire évoluer lappareil statistique que les projections de la Commission européenne font état de "quelque 900 000 emplois vacants à lhorizon 2020" en lien avec le numérique. Cette croissance des besoins sur le marché du travail pose des "enjeux de recrutement sur des profils de plus en plus qualifiés". Sur le numérique proprement dit, les besoins de type "Smacs" (correspondant à "social", "mobilité", "analytics", "cloud" et "sécurité"), caractérisent des attentes pour les métiers des réseaux sociaux, des télécommunications "impactés par la mobilité et les solutions cloud", de lanalyse de données, de la cybersécurité. Aux nouvelles compétences techniques sajoutent une demande de "compétences transversales", soit "une capacité à travailler en réseau, un fort esprit dinitiative et dautonomie et au final de créativité".
 
Selon les études analysées par les inspections, est attendue "une croissance des besoins en postes dencadrement" avec une "'norme' de recrutement à bac + 5" car le profil de type ingénieur ou diplômé de master "semble être un gage dadaptabilité face à la vélocité des changements organisationnels et technologiques". En France, le "socle maximal de diplômés du numérique dans les établissements sous tutelle du MENESR [est] de lordre de 48 000" mais denviron 29 000 entrants sur le marché du travail en prenant en compte les diplômés des écoles dingénieurs et de commerce hors ministère et "compte tenu des poursuites détudes".
 
Évolution du cadre des diplômes
Pour augmenter ce flux de diplômés, la mission plaide pour "le développement dune offre multiforme" en ajoutant notamment à la "stratégie numérique" actuelle de "rénovation pédagogique" un "volet formation et recherche en sciences du numérique, incluant également les humanités numériques". Pour les inspections, cela passe par "le développement des formations et des flux à bac + 5 dans les mentions informatique, mathématiques et informatique, mathématiques et informatique appliquées aux sciences sociales, information et communication", mais également des "parcours dédiés au numérique dans un plus grand nombre dautres mentions" ou encore "le développement de mentions à double compétence".
 
Les inspections évoquent une "évolution à terme du cadre des diplômes nationaux" en introduisant "un volet 'sciences du numérique' dans le processus dévaluation mené par le HCERES et dans la politique daccréditation du MENESR". Ainsi, est-il signalé, "lobjectif pourrait être, à loccasion des révisions périodiques du cadre national des formations prévues par larrêté du 22 janvier 2014, de doubler la part de mentions explicitement dédiées au numérique en licence, licence professionnelle et master dans les deux ans, sachant quà terme le numérique doit être intégré dans lensemble des formations". Autre proposition, encourager le "développement de diplômes détablissement sur des métiers émergents (big data, cybersécurité, etc.) ou en tension (métiers du développement web par exemple), le cas échéant à lattention des décrocheurs, à linstar de la politique de la labellisation en cours dans le cadre de la Grande école du numérique" (lire sur AEF).
 
Base des formations en open data:-3/+3 et formation des enseignants
Dans une perspective de "continuum bac-3/bac + 3", les inspections soulignent quune "forte augmentation des diplômés de lenseignement supérieur supposerait de renforcer voire de construire dès le second degré des compétences en sciences du numérique".
Pour cela, "deux pistes sont à considérer" avec la création dun baccalauréat "sciences du numérique" et dun "enseignement 'numérique' portant à la fois sur les sciences du numérique (informatique, télécommunications et humanités numériques) et leurs usages économiques et sociaux".
 
Au niveau des Espé, cela se traduirait par le développement dune "offre de formation aux sciences du numérique, tant en formation initiale que continue des enseignant.e.s de collège et lycée".
 
Pour parvenir à cet objectif daugmentation du nombre de cursus et de diplômés, les inspections proposent notamment de créer "une base de données consolidée des formations dispensées par les établissements dans une logique open data". Par ailleurs, la création dun "dispositif interministériel" permettrait de "clarifier" la mise en uvre des "actions requises par la révolution numérique". Interviennent aujourdhui sur ce champ lobservatoire du numérique, le CSFNum au sein du CNI, le CNNum, lagence du numérique et la Dinsic, ainsi que prochainement le conseil sectoriel national dédié au numérique décidé par le MENESR en décembre dernier.
 
Loffre de formation doit aussi être pensée en adéquation avec les besoins immédiats et à venir du marché de lemploi, et cette "agilité" nécessite de "sappuyer sur une approche par les compétences". Une telle approche permettrait de "tenir compte des besoins de professionnalisation mais aussi [de] sécuriser les parcours de formation et [de] prendre en compte la formation tout au long de la vie". Par ailleurs, est signalé que "les universités pourraient avoir plus massivement recours aux nouvelles possibilités offertes par la loi pour le recrutement contractuel denseignants ou denseignants-chercheurs", afin "dapporter une réponse rapide aux besoins de formation des étudiants".
 
(1) Remis à la ministre de lÉducation nationale, de lEnseignement supérieur et de la Recherche, à la ministre du Travail, de lEmploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, et au ministre de lÉconomie, de lIndustrie et du Numérique, ce rapport est signé par François Schechter (Igas), Claude Bergmann et Christine Gaubert-Macon (Igen), Ariane Azéma et Philippe Christmann (Igaenr), Mario Castellazzi et Didier Laval (CGEIET).

 

La journée de la femme Digitale 2016: Bilan

L’histoire des combats pour les droits des femmes, dans toutes les sphères de la société, retracée en vidéos dans Mesdames et Messieurs. La cible : les jeunes, parce que « ce sont eux qui vont construire la suite »

Actualités

 

 
Dernière modification : 23/02/2017