
Femmes diplômées des grandes écoles d'ingénieurs et femmes scientifiques qui exercent ou ont exercé des métiers d'Ingénieur.
Femmes Ingénieurs et Médias
Penser l'éthique des Ingénieurs : Un livre paru en avril 2008 A lire
Le Livre Blanc des femmes dans la recherche privéeA la demande du ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles Technologies, Claudie Haigneré, Michèle Baron, chargée de la Mission Parité en Sciences et Technologies de ce ministère, a constitué un groupe de travail pour la réalisation de ce Livre Blanc qui doit paraître à la fin de l’année 2003 et qui a pour objet de dresser un état des lieux de la situation des femmes dans la recherche privée. Ce groupe de travail était composé de représentantes de l’industrie privée et du CNRS, des statisticiennes de l’INSEE et de différents ministères (Recherche, Education Nationale, Industrie). FI a participé à ce groupe de travail en la personne de Marie-Hélène Therre qui a fourni les résultats de la 14ème enquête, élaboré une recherche spécifique sur les ingénieurs dans la recherche et permis l’accès à de nombreuses entreprises.
LA 15ème ENQUETE CNISFLes femmes et les sciences : Au delà des idées reçues : le livret du maître
Une publication réalisée conjointement par Femmes & Sciences; Femmes et Mathématiques, et Femmes Ingénieurs, pour remettre en cause nombre d'idées reçues sur les Femmes et les sciences. Ce livret, d'abord conçu pour les enseignants, s'adresse à tous parents, élèves... à tous ceux qui pourraient encore croire que les sciences, ce n'est pas pour les filles.
Quelques résumés d'articles parus sur des sujets qui nous concernent :Les conseils d'administration persistent dans le machisme :
Le constat est sans appel : au rythme actuel, il faudra attendre... 2068 pour
voir siéger aux conseils d'administration des grandes entreprises autant defemmes que d'hommes. C'est l'un des enseignements du rapport de Corporate Women
Directors International (CDWI), une association d'administratrices et de
dirigeantes d'entreprise, sur la place des femmes dans les instances de
direction en 2007. Passant au crible les instances dirigeantes des 200 premières
entreprises mondiales, cette étude démontre, s'il en était besoin, que la
Bastille du machisme économique reste à prendre.... (la suite sur Les Echos du 24/09/2007)
Les DRH s’arrachent les ingénieurs
Les inégalités salariales hommes/femmes restent élevées en EuropeBien qu’elle soit inscrite dans les traités européens depuis 1975, l’égalité de traitement entre hommes et femmes ne se concrétise pas. Le dernier rapport de Commission européenne sur la question montre que l’écart de salaires se maintient à 15 % en moyenne dans l’Union européenne. Cet écart s’accroît à mesure que l’on monte dans l’échelle sociale. Ainsi, les salariées diplômées de l’enseignement supérieur touchent 30 % de moins que leurs confrères. L’écart se réduit à 13 % pour les emplois non-qualifiés. L’âge et l’ancienneté sont également des facteurs de creusement des inégalités hommes/femmes. La France fait légèrement mieux que la moyenne de l’UE, avec un écart de 13 %, contre 22 % en Allemagne ou 20 % en Grande-Bretagne, mais seulement 8 % en Italie ou 5 % à Malte (une statistique toutefois peu significative : le taux d’emploi des Maltaises est inférieur de 35 % à la moyenne européenne). Pour y remédier, les services du commissaire à l’Emploi, aux Affaires sociales et à la l’Égalité des chances ne proposent que de timides solutions. Le commissaire Vladimir Spidla préconise une meilleure application des législations nationales, souhaite sensibiliser les employeurs et veux favoriser l’« échange des bonnes pratiques ». (Les Échos, p6, Jacques Docquiert, 19/07/2007)
Extrait de L'Usine Nouvelle, édition du 5 juillet 2007, suite à une interview de
Jeffrey Immelt, P-DG de General Electric :
Avez-vous une suggestion à faire au président français?
Vous plaisantez, il n'a pas besoin de moi: il transpire d'audace! Oui, un conseil cependant. Il y a un sujet prioritaire, c'est la formation technique. Si un président veut créer de la richesse pour son pays, il doit encourager les gens à devenir ingénieurs, à innover. Il doit se lever et choisir des cibles, les biotechnologies, l'environnement…peu importe. Il doit décider que, sur ces terrains-là, la France battra le reste du monde et se donner les moyens d'y arriver. Nicolas Sarkozy semble être une personne prête à faire cela. Il y a deux chiffres que j'aime citer: 1000 milliards de dollars et 4%. Le premier est le déficit américain et le second est la part d'ingénieurs parmi les jeunes diplômés aux Etats
De la part d'Isabelle Collet, membre du CA de femmes et mathématiques
*L’informatique a-t-elle un sexe ?*
mardi 29 mai 2007, par Isabelle Collet
On aurait pu croire, au début des années 1980, quand les filles se sont
engagées nombreuses dans les études d’informatique, que l’ordinateur
échapperait aux pesanteurs sexistes. Mais, rapidement, ce métier s’est
de nouveau fortement masculinisé. Isabelle Collet, auteure d’une enquête
sur la désaffection des étudiantes pour l’informatique, a pu constater
que les mécanismes de leur mise à l’écart sont à rechercher dans les
représentations de plus en plus stéréotypées de ces métiers. C’est ce
qu’elle écrit dans son article publié dans « Le Monde diplomatique » de
juin et dont vous trouverez de larges extraits sur le blog du Monde.http://blog.mondediplo.net/2007-05-29-L-informatique-a-t-elle-un-sexeLes inégalités salariales entre hommes et femmes
Le dynamisme de l’activité économique incite les entreprises à revoir à la hausse leurs projets d’embauches d’ingénieurs, un profil qui devient particulièrement précieux. Unilog a revu de 1 800 à 2 000 ses objectifs de recrutements ; Symantec, qui a déjà embauché 100 personnes, en cherchent 50 supplémentaires ; la RATP, qui rénove son réseau informatique, recrute 150 à 180 techniciens et une centaine de cadres. Le Bureau Veritas cherche encore 400 nouvelles recrues sur les 900 prévues en 2007 ; Norisko prévoit 600 embauches en 2008, dont 120 ingénieurs. La pénurie d’ingénieurs s’explique en premier lieu par le faible nombre de diplômés qui sortent chaque année des grandes écoles. Mais ce n’est pas la seule raison. En effet, de plus en plus d’ingénieurs optent pour d’autres professions, notamment dans le secteur de la finance. Pour les attirer, les entreprises doivent communiquer clairement : la RATP souligne qu’elle recrute des chauffeurs de bus, mais propose également des offres d’emplois dans 228 métiers différents. Dans un contexte de concurrence pour drainer les cerveaux, les entreprises doivent faire preuve d’imagination en présentant des offres ludiques, capables de capter l’attention des jeunes diplômés. (Le Figaro Réussir, p15-16, Yoanna Sultan, 17/09/2007)
Xavier Bertrand le 18 mai 2007 à l'Elysée
Au Salon du Livre 2007, le 24 mars, Isabelle Collet,
post doctorante à l'INT Evry,présentait son livre "l'informatique a-t-elle un sexe ?" lors d'un débat animé par Marie-Hélène Therre, présidente de Femmes Ingénieurs, au Bar des Sciences du stand du Ministère délégué de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Vous trouverez les détails de cet interview grace au lien qui suit : http://www.recherche.gouv.fr/salon/2007/livre/index.htm et http://www.recherche.gouv.fr/salon/2007/livre/therre.htm
Encore du chemin avant l'égalité salariale hommes-femmes, promise pour 2009
Une étude de l’Observatoire sur la responsabilité sociale des entreprises (Orse), dont les résultats ont été publiés en exclusivité dans la Tribune, révèle que les entreprises peinent à mettre en œuvre les dispositions de la loi du 23 mars 2006 relative à l’égalité salariale entre hommes et femmes qui impose d’éradiquer les écarts de salaires d’ici 2010. Toutefois, l’Orse met en exergue les entreprises pionnières telles qu’EDF, LCL, Axa, HSBC, Schneider, CNCE, ADP, la Société Générale. Ainsi. Didier Vésiez, qui a été chargé du pilotage de la négociation égalité professionnelle chez EDF précise : « En 2006, 25% des femmes ont eu des augmentations individuelles, contre 20% des hommes ». Chez Axa France un accord triennal a été signé en mars 2006 visant à réduire l’écart des salaires entre hommes et femmes. En juillet 2006, une centaine de salariées de la compagnie d’assurance ont reçu 2 200 euros en moyenne. Sur le sujet Rachel Silvera, économiste et maître de conférences à l’université de Paris X, affirme qu’en dépit de l’avancée déjà réalisée, il reste beaucoup à faire car « la rémunération est aussi le reflet de toutes les autres inégalités entre hommes et femmes ». Par ailleurs, plusieurs études publiées le 8 mars par l’Insee montrent que, dans le monde du travail, les femmes continuent à être traitées différemment et que ces différences prennent leur source « dès le plus jeune âge ». Les jeunes femmes mettent en effet plus de temps à trouver un emploi et les postes qui leur sont proposés sont plus précaires. De fait à formation, expérience et fonction égale, le différentiel est de 7%. La panne observée dans la résorption de ces inégalités depuis 1990 est, de l’avis de Michel Glaude, directeur des statistiques sociales d’Eurostat « un cercle vicieux qui, fondé sur un moindre investissement supposé des femmes dans le monde du travail, conduit les employeurs à leur confier moins de responsabilités professionnelles, ce qui les inciteraient à se replier d’autant sur la sphère domestique ». (La Tribune, p28-30, Isabelle Moreau, 07/03/2007, Les Echos, p2, 08/03/2007, Le Monde, p10, Anne Chemin, 09/03/2007)
Etude sur la discrimination professionnelle des femmes
Etats-majors : une lente évolution vers la parité
Le top management du cabinet Grant Thornton révèle que la France se situe dans la moyenne internationale concernant la proportion de femmes dirigeantes. Ainsi, dans l’Hexagone, les femmes représentent 6% des directions générales et 8% des conseils d’administration des entreprises du CAC 40 et 11,2% dans les groupes régionaux avec 9% des conseils d’administration. Alors que les chiffres restent faibles, l’évolution semble toutefois se faire en faveur de la féminisation des états-majors. En France, alors que les femmes représentent 45,8% de la population active, elles ne sont que 36% à accéder à des postes cadres. Deux entreprises du CAC 40, L’Oréal et PSA Peugeot Citroën, donnent l’exemple en la matière. On compte trois femmes à la tête du groupe automobile, sur les cinq directeurs que comprend le comité de direction générale : Sylvie Rucar, directeur financier et informatique, Isabel Marey Semper, directeur de la stratégie et l’innovation et Liliane Lacourt, directeur de la communication. L’effort de l’entreprise est particulièrement remarqué, face notamment, à son concurrent Renault qui ne compte aucune femme au sein de son comité exécutif. Pour sa part le leader de la cosmétique a nommé Brigitte Liberman à la tête d’une de ses grandes divisions et s’apprête à nommer Annette Roux au conseil d’administration. (Le Figaro économie, p17-18, Sophie Fay, 08/03/2007)
Il ressort d’une étude menée par le réseau Grandes écoles au féminin auprès de 7 000 diplômés de grandes écoles que les femmes cadres continuent d’être l’objet de discriminations professionnelles. Ainsi l’étude révèle que les discriminations commencent tôt et s’accentuent au fil du temps. De l’avis de Véronique Préaux-Cobti, présidente de GEF « on note des progrès, mais le chemin reste long ». Sur la question des salaires l’écart qui est de 10% à l’embauche, se situe à 18% à 30 ans et à 27% au-delà de 35 ans. De même, les différences d’accès à des postes de dirigeants ou la présence aux comités de direction sont à noter. L’étude montre aussi que les femmes cadres travaillent autant que les hommes et que seules 4% d’entre elles mettent leur carrière entre parenthèse pour s’occuper de leurs enfants. Par ailleurs, le GEF dénonce la surestimation de leur moindre mobilité supposée, expliquant « elles effectuent presque autant de déplacements et 76% sont prêtes à s’expatrier ». Aussi carriéristes que les hommes, les femmes sont toutefois conscientes qu’elles doivent fournir plus d’efforts pour réduire l’écart avec leurs collègues masculins. (Les Echos, p4, Derek Perrotte, 08/02/2007)
La diversité homme/femme à travers la sémantique
L'égalité salariale entre les hommes et les femmes, promise par le gouvernement "dans les deux ans maximum" sous peine de sanctions, a jusqu'ici peiné à se concrétiser dans les entreprises, malgré un bilan annuel imposé par la loi, avec des écarts qui dépassent parfois 20%.
Le nouveau ministre du Travail Xavier Bertrand a affirmé lundi qu'il y aura "des sanctions" si l'égalité n'est pas atteinte au terme des deux ans et que, pour les entreprises non conformes, "il y aura la possibilité pour l'inspection du travail de transmettre ces cas de discrimination".
L'égalité salariale hommes-femmes sera le thème d'une des quatre conférences sociales de rentrée annoncées par Nicolas Sarkozy. Il faudra "prendre en compte le fait que, parfois, les femmes n'ont pas eu le même parcours professionnel" que les hommes, en raison de la maternité, a précisé M. Bertrand.
Relancé début 2005 par le président Jacques Chirac, le thème de l´égalité salariale hommes-femmes avait abouti en mars 2006 au vote d'une nouvelle loi complétant la loi Génisson de 2001, qui oblige les entreprises de plus de 50 salariés à négocier sur l'égalité professionnelle, et l'accord interprofessionnel signé par les partenaires sociaux en 2004.
La négociation sur les salaires que l'employeur doit engager chaque année, vise aussi en principe désormais à définir et programmer des mesures pour supprimer avant fin 2010 les écarts hommes-femmes.
Mais les lois tardent à se concrétiser.
Seuls 30 textes conventionnels dans les branches professionnelles abordaient l'égalité hommes-femmes en 2005, moins qu'en 2004.
Le salaire horaire moyen des femmes est inférieur de 19% à celui des hommes et de 11% "à caractéristiques identiques", indiquait la Dares (ministère de l'Emploi) il y a un an.
Dans les quatre premières années de vie active, le salaire net médian des femmes à temps complet est inférieur de 5% à 23% à celui des hommes, selon l'Insee.
Or, les inégalités se creusent en cours de carrière.
Seul un poste de cadre sur quatre environ était occupé par une femme en 2002, pour un salaire inférieur de 20%, notait début mars la Dares, en pointant l'impact de la "situation familiale".
Même diplômées des grandes écoles, les femmes obtiennent un niveau de responsabilité moindre que les hommes dans leur carrière, encadrent des équipes moins importantes et sont moins payées, confirmait en février une enquête publiée par Grandes Ecoles au féminin. Les diplômées gagnent 18% de moins en début de carrière et 24% de 46 à 50 ans.
Facteur aggravant, les femmes sont quatre fois plus nombreuses que les hommes à temps partiel "subi" (900.000 environ en 2005), d'après l'Observatoire des inégalités.
A durée de travail, formation, expérience et fonction égales, l'écart dû à une "discrimination pure" serait de 7% et 11%, selon les études.
Le "moindre investissement supposé" des femmes dans le monde du travail conduit les entreprises à leur confier moins de responsabilités, ce qui crée des écarts salariaux et incite les femmes à se replier sur la sphère domestique, justifiant "a posteriori" l'attitude des employeurs, a expliqué Michel Glaude (Insee).
Sortir de ce "cercle vicieux" suppose des interventions publiques pour faire bouger l'entreprise et la politique familiale, prônait-il en mars.
Dans cette optique, M. Bertrand a évoqué lundi le besoin de "prendre en considération la question de la garde d'enfant", via un "droit opposable".
Mardi 22 mai 2007
PARIS (AFP),© AFPUn article écrit par notre Présidente Marie-Hélène THERRE, associée de Therre Consultance dans son contexte professionnel mais dont le sujet nous touche directement : Article
Maternité et vie professionnelle
L’enquête «Familles et employeurs» menée en 2004-2005 par l’Institut national d’études démographiques (INED), et publiée le 13 septembre, a cherché à mesurer l’ampleur des différences de comportement entre les hommes et les femmes lors de l’arrivée d’un enfant. Il s’avère que près de 39% des mères voient leur activité modifiée lors de la naissance d’un enfant et ce, contre seulement 6% des pères. Cela peut se traduire de différentes façons : changement de statut, d’horaires, d’intensité de travail ou retrait complet de la vie active pour pouvoir s’occuper de leur famille. En effet, après une naissance, 54% des femmes, contre 7% des hommes, quittent leur emploi tandis que 22% des femmes, contre 6% des hommes, réduisent leur temps de travail. Le nombre d’enfants entre également en ligne de compte : au premier enfant, 30% des femmes notent des changements dans leur vie professionnelle contre 7% des hommes ; au deuxième enfant, 46% signalent des modifications contre 6% des hommes ; au troisième, ce sont 56% qui voient leur vie professionnelle changer contre 6% des pères. Parmi les facteurs déclenchant de ces changements professionnels, le nombre d’enfants arrive en première position, suivi par le statut du travail, l’histoire familiale et, enfin par la situation financière. Par ailleurs, l’élargissement de l’allocation parentale d’éducation en 1994 aux familles de deux enfants, a également eu pour conséquence d’inciter les femmes à se retirer du marché du travail. (Les Echos, p4, CA. F., 13/09/2006 ; Le Monde, p12, Anne Chemin, 13/09/2006 ; Le Figaro Entreprises, p10, Anne-Sophie Cathala, 18/09/2006)
Femmes et fonctions dirigeantes
Une étude réalisée par Ricol & Associés, Christian & Timbers et Capital Com, en prélude du Women’s Forum qui se tiendra à Deauville du 5 au 7 octobre, montre que les femmes représentent moins de 10% des membres des instances de contrôle et de direction des 300 premières capitalisations boursières d’Amérique du Nord, de l’Union européenne et d’Asie : 9,3% des administrateurs et 7,6% des membres des comités exécutifs. On constate néanmoins une évolution, même si celle-ci est très lente, ainsi qu’un retard de l’Europe par rapport aux Etats-Unis dans ce domaine. Ainsi on compte désormais 18 sociétés sans présence féminine dans leur conseil d’administration sur le Vieux Continent, alors qu’il y a trois ans, on en dénombrait 23. Quant aux grands groupes américains, le poids des femmes au plus haut niveau est passé pendant la même période de 12,3% à 16,3%. Dans le détail, on trouve 15,6% de femmes dans les organes de direction et de contrôle américains, contre 7,6% en Europe avec d’importantes différences entre les pays. En effet, si elles sont 27% en Suède, elles ne sont plus que 6,1% en France à occuper ce type de poste. Sonia Bonnet Bernard de Lasteyrie & Associés fait remarque : «Pour arriver à ce niveau, il faut se battre et avoir des compétences particulièrement élevées. On recrute en général autant d’hommes que de femmes mais on constate, après 35 ans, une grande déperdition du fait d’un certain machisme mais aussi d’un manque de disponibilité des femmes qui, souvent, privilégient leur vie de famille». A noter que deux sociétés françaises émergent dans ce panorama : Crédit Agricole et L’Oréal. (La Tribune, p36, Alexandra Petrovic, 27/09/2006 ; Le Figaro économie, p21, Fabrice Amedeo, 27/09/2006)
La nouvelle guerre des sexes Editorial Cadremploi du 25/04/06
Il y a deux manières d’évoquer la place des femmes dans le monde du travail. La première, pessimiste, consiste à se lamenter sur la discrimination dont elles sont victimes à l’aide de quelques chiffres bien sentis : elles gagnent, en moyenne, 20% de moins que leurs collègues masculins, elles ne représentent qu’un tiers des cadres et 5% seulement apparaissent dans les instances dirigeantes des entreprises. Et puis, on peut aborder la question de façon plus positiviste, comme l’on fait les deux auteurs du « Bal des dirigeantes ». Dans leur ouvrage récent (1), Annie Battle et sa fille Sandra Battle-Nelson tentent de démontrer que les femmes sont en train de prendre le pouvoir dans les entreprises. Les deux femmes estiment non seulement que « la monoculture des mâles s’essouffle dans l’entreprise », mais qu’en plus, lorsque les directions se féminisent, le business n’en est que dopé. Une démonstration qui s’appuie sur des études sérieuses, comme celle de l’organisme américain Catalyst. Sa conclusion est implacable : les sociétés au pourcentage élevé de femmes dans leur top management ont en moyenne un retour sur investissement de 35% et un bénéfice par actionnaire de 34% supérieurs à d’autres entreprises, dirigées d’une main exclusivement virile. Le livre tente également de mettre à mal une autre réputation tenace qui voudrait que les femmes, après de brillantes études, soient cantonnées à des rôles subalternes. Cette fois, leur démonstration est étayée par un sondage de l’institut Ipsos réalisé pour le réseau GEF (2) qui réunit les associations d’anciennes élèves de huit des plus grandes écoles françaises : 63% des diplômées interrogées gagnent la moitié ou plus des revenus du foyer. Le mythe de maman qui se contente d’un temps partiel pour préparer les repas, s’occuper du bain des petits et encadrer les devoirs en attendant que papa termine sa réunion tardive est sérieusement ébréché.
Elles sont dans la place et même de nombreux hommes semblent plutôt satisfaits de travailler pour elles. D’ailleurs, ils n’hésitent plus à le dire. Car le pragmatisme au féminin, qu’elles ne se contentent pas d’appeler de leurs vœux mais qu’elles mettent en application dans les organisations qu’elles dirigent, les arrange tout autant que les femmes. Une des plaies que les femmes dirigeantes font disparaître à leur arrivée, c’est le présentéisme. Une dirigeante d’une mutinationale citée dans le livre regrette que pour certains dirigeants, « il ne suffit pas de faire le travail, il faut être vu en train de le faire ». Grâce aux femmes, en revanche, plus respectueuses du temps des autres, on va plus souvent à l’essentiel, on respecte notamment les ordres du jour en réunions, on évite les interminables monologues des intervenants et celles-ci se terminent moins tard. Tout le monde s’y retrouve. Enfin presque. Car cette féminisation des entreprises et des esprits semble troubler certains hommes et en énerver d’autres. Notamment Eric Zemmour, journaliste au Figaro. Ce trublion publie ce printemps un pamphlet féroce sur l’homme tel qu’il est devenu, à savoir une femme (3). Un transformisme que la société infligerait aux garçons qui ne pourraient plus, selon le chroniqueur, « ni draguer, ni désirer, ni séduire. Juste aimer ». Une castration intellectuelle un brin extrémiste. Car il semble encore très éloigné le jour où les actionnaires des plus grands groupes mondiaux (très majoritairement des hommes) ne désigneront que des femmes à la tête des entreprises qu’ils contrôlent.
(1) Le bal des dirigeantes, Annie Battle et Sandra battle-Nelson (Eyrolles)
(2) GEF : http://www.parispwn.net/gef/gef.html
(3) Le premier sexe, Eric Zemmour (Denoël)
A lire :
- « Au boulot les filles » de Marie-Paule Doncet membre de l'association « Femmes journalistes » paru aux éditions du Seuil, le livre utile aux femmes qui travaillent.
- « La République des Ingénieurs » de Robert Germinet et Patrick Harismendy paru aux éditions Jacob-Duvernet . L'enquête auprès de 100 ingénieurs, objet de cet ouvrage ,a reçu le soutien de l'Ecole Nationale Supérieure des Mines de St-Etienne ; elle montre que l'ingénieur de demain devra être toujours plus ingénieux et créatif et apprendre à façonner « la pâte du facteur humain, bien difficile à malaxer ».
- « Promouvoir les talents – Hommes Femmes Entreprises : la combinaison gagnante ! (Editions d’Organisations-Eyrolles), préfacé par Laurence Parisot.
« Bâti autour de témoignages de dirigeants, de dirigeantes et de responsable Ressources Humaines, fruit d’une expérience tangible, ce livre est un véritable manuel pratique à destination des entreprises, des hommes, et des femmes… pour bousculer les idées reçues et faire de la diversité/mixité une valeur ajoutée réelle et durable » (voir présentation jointe).Femmes Ingénieurs et Médias
Le Livre Blanc des femmes dans la recherche privée
A la demande du ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles Technologies, Claudie Haigneré, Michèle Baron, chargée de la Mission Parité en Sciences et Technologies de ce ministère, a constitué un groupe de travail pour la réalisation de ce Livre Blanc qui doit paraître à la fin de l’année 2003 et qui a pour objet de dresser un état des lieux de la situation des femmes dans la recherche privée. Ce groupe de travail était composé de représentantes de l’industrie privée et du CNRS, des statisticiennes de l’INSEE et de différents ministères (Recherche, Education Nationale, Industrie). FI a participé à ce groupe de travail en la personne de Marie-Hélène Therre qui a fourni les résultats de la 14ème enquête, élaboré une recherche spécifique sur les ingénieurs dans la recherche et permis l’accès à de nombreuses entreprises.
LA 15ème ENQUETE CNISF
Les résultats de la 15ème enquête CNISF « L’Ingénieur dans la société et sa
rémunération » sont accessibles sur le site du CNISF, www.cnisf.org moyennant paiement sécurisé par la BNP, y inclus le calcul de la rémunération individuelle d’un ingénieur à partir de 15 critères.
Pour lire ou télécharger :
- La banque des savoirs de l'Essonne a mis en ligne mi mai 2007, notre Quiz préparé en commun avec Femmes & Sciences et Femmes & Maths sur son site Internet. de la visibilité en plus sur les femmes scientifiques et les idées reçues....
http://www.savoirs.essonne.fr/sections/jeux/- Les communications des rencontres européennes "A propos des études de genre dans les pays européens. Où en sommes-nous ?", organisées par le RING les 27 et 28 octobre 2006, sont en ligne.
Plus de la moitié des interventions sont déjà consultables sur le
site du RING : http://www.univ-paris8.fr/RING/activites/rencontres.euro.06.html
(paru en 2007)- L'avis du Haut Conseil de la Science et de la Technologie.... sur la désaffection des jeunes pour les études supérieures scientifiques.
- La Tribune du 28/02/2007 : "La mixité à l'école est-elle un gage d'égalité".... par Christian Margaria (Président de la Conférence des grandes écoles".
© femmes-ingenieurs.orgL’enquête «Familles et employeurs» menée en 2004-2005 par l’Institut national d’études démographiques (INED), et publiée le 13 septembre, a cherché à mesurer l’ampleur des différences de comportement entre les hommes et les femmes lors de l’arrivée d’un enfant. Il s’avère que près de 39% des mères voient leur activité modifiée lors de la naissance d’un enfant et ce, contre seulement 6% des pères. Cela peut se traduire de différentes façons : changement de statut, d’horaires, d’intensité de travail ou retrait complet de la vie active pour pouvoir s’occuper de leur famille. En effet, après une naissance, 54% des femmes, contre 7% des hommes, quittent leur emploi tandis que 22% des femmes, contre 6% des hommes, réduisent leur temps de travail. Le nombre d’enfants entre également en ligne de compte : au premier enfant, 30% des femmes notent des changements dans leur vie professionnelle contre 7% des hommes ; au deuxième enfant, 46% signalent des modifications contre 6% des hommes ; au troisième, ce sont 56% qui voient leur vie professionnelle changer contre 6% des pères. Parmi les facteurs déclenchant de ces changements professionnels, le nombre d’enfants arrive en première position, suivi par le statut du travail, l’histoire familiale et, enfin par la situation financière. Par ailleurs, l’élargissement de l’allocation parentale d’éducation en 1994 aux familles de deux enfants, a également eu pour conséquence d’inciter les femmes à se retirer du marché du travail. (Les Echos, p4, CA. F., 13/09/2006 ; Le Monde, p12, Anne Chemin, 13/09/2006 ; Le Figaro Entreprises, p10, Anne-Sophie Cathala, 18/09/2006)
Quelques résumés d'articles parus sur des sujets qui nous concernent :Les conseils d'administration persistent dans le machisme :
Le constat est sans appel : au rythme actuel, il faudra attendre... 2068 pour
voir siéger aux conseils d'administration des grandes entreprises autant defemmes que d'hommes. C'est l'un des enseignements du rapport de Corporate Women
Directors International (CDWI), une association d'administratrices et de
dirigeantes d'entreprise, sur la place des femmes dans les instances de
direction en 2007. Passant au crible les instances dirigeantes des 200 premières
entreprises mondiales, cette étude démontre, s'il en était besoin, que la
Bastille du machisme économique reste à prendre.... (la suite sur Les Echos du 24/09/2007)
Les DRH s’arrachent les ingénieurs
Les inégalités salariales hommes/femmes restent élevées en EuropeBien qu’elle soit inscrite dans les traités européens depuis 1975, l’égalité de traitement entre hommes et femmes ne se concrétise pas. Le dernier rapport de Commission européenne sur la question montre que l’écart de salaires se maintient à 15 % en moyenne dans l’Union européenne. Cet écart s’accroît à mesure que l’on monte dans l’échelle sociale. Ainsi, les salariées diplômées de l’enseignement supérieur touchent 30 % de moins que leurs confrères. L’écart se réduit à 13 % pour les emplois non-qualifiés. L’âge et l’ancienneté sont également des facteurs de creusement des inégalités hommes/femmes. La France fait légèrement mieux que la moyenne de l’UE, avec un écart de 13 %, contre 22 % en Allemagne ou 20 % en Grande-Bretagne, mais seulement 8 % en Italie ou 5 % à Malte (une statistique toutefois peu significative : le taux d’emploi des Maltaises est inférieur de 35 % à la moyenne européenne). Pour y remédier, les services du commissaire à l’Emploi, aux Affaires sociales et à la l’Égalité des chances ne proposent que de timides solutions. Le commissaire Vladimir Spidla préconise une meilleure application des législations nationales, souhaite sensibiliser les employeurs et veux favoriser l’« échange des bonnes pratiques ». (Les Échos, p6, Jacques Docquiert, 19/07/2007)
Extrait de L'Usine Nouvelle, édition du 5 juillet 2007, suite à une interview de
Jeffrey Immelt, P-DG de General Electric :
Avez-vous une suggestion à faire au président français?
Vous plaisantez, il n'a pas besoin de moi: il transpire d'audace! Oui, un conseil cependant. Il y a un sujet prioritaire, c'est la formation technique. Si un président veut créer de la richesse pour son pays, il doit encourager les gens à devenir ingénieurs, à innover. Il doit se lever et choisir des cibles, les biotechnologies, l'environnement…peu importe. Il doit décider que, sur ces terrains-là, la France battra le reste du monde et se donner les moyens d'y arriver. Nicolas Sarkozy semble être une personne prête à faire cela. Il y a deux chiffres que j'aime citer: 1000 milliards de dollars et 4%. Le premier est le déficit américain et le second est la part d'ingénieurs parmi les jeunes diplômés aux Etats
De la part d'Isabelle Collet, membre du CA de femmes et mathématiques
*L’informatique a-t-elle un sexe ?*
mardi 29 mai 2007, par Isabelle Collet
On aurait pu croire, au début des années 1980, quand les filles se sont
engagées nombreuses dans les études d’informatique, que l’ordinateur
échapperait aux pesanteurs sexistes. Mais, rapidement, ce métier s’est
de nouveau fortement masculinisé. Isabelle Collet, auteure d’une enquête
sur la désaffection des étudiantes pour l’informatique, a pu constater
que les mécanismes de leur mise à l’écart sont à rechercher dans les
représentations de plus en plus stéréotypées de ces métiers. C’est ce
qu’elle écrit dans son article publié dans « Le Monde diplomatique » de
juin et dont vous trouverez de larges extraits sur le blog du Monde.
http://blog.mondediplo.net/2007-05-29-L-informatique-a-t-elle-un-sexeLes inégalités salariales entre hommes et femmes
Le dynamisme de l’activité économique incite les entreprises à revoir à la hausse leurs projets d’embauches d’ingénieurs, un profil qui devient particulièrement précieux. Unilog a revu de 1 800 à 2 000 ses objectifs de recrutements ; Symantec, qui a déjà embauché 100 personnes, en cherchent 50 supplémentaires ; la RATP, qui rénove son réseau informatique, recrute 150 à 180 techniciens et une centaine de cadres. Le Bureau Veritas cherche encore 400 nouvelles recrues sur les 900 prévues en 2007 ; Norisko prévoit 600 embauches en 2008, dont 120 ingénieurs. La pénurie d’ingénieurs s’explique en premier lieu par le faible nombre de diplômés qui sortent chaque année des grandes écoles. Mais ce n’est pas la seule raison. En effet, de plus en plus d’ingénieurs optent pour d’autres professions, notamment dans le secteur de la finance. Pour les attirer, les entreprises doivent communiquer clairement : la RATP souligne qu’elle recrute des chauffeurs de bus, mais propose également des offres d’emplois dans 228 métiers différents. Dans un contexte de concurrence pour drainer les cerveaux, les entreprises doivent faire preuve d’imagination en présentant des offres ludiques, capables de capter l’attention des jeunes diplômés. (Le Figaro Réussir, p15-16, Yoanna Sultan, 17/09/2007)
Xavier Bertrand le 18 mai 2007 à l'Elysée
Au Salon du Livre 2007, le 24 mars, Isabelle Collet,
post doctorante à l'INT Evry,présentait son livre "l'informatique a-t-elle un sexe ?" lors d'un débat animé par Marie-Hélène Therre, présidente de Femmes Ingénieurs, au Bar des Sciences du stand du Ministère délégué de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Vous trouverez les détails de cet interview grace au lien qui suit : http://www.recherche.gouv.fr/salon/2007/livre/index.htm et http://www.recherche.gouv.fr/salon/2007/livre/therre.htm
Encore du chemin avant l'égalité salariale hommes-femmes, promise pour 2009
Une étude de l’Observatoire sur la responsabilité sociale des entreprises (Orse), dont les résultats ont été publiés en exclusivité dans la Tribune, révèle que les entreprises peinent à mettre en œuvre les dispositions de la loi du 23 mars 2006 relative à l’égalité salariale entre hommes et femmes qui impose d’éradiquer les écarts de salaires d’ici 2010. Toutefois, l’Orse met en exergue les entreprises pionnières telles qu’EDF, LCL, Axa, HSBC, Schneider, CNCE, ADP, la Société Générale. Ainsi. Didier Vésiez, qui a été chargé du pilotage de la négociation égalité professionnelle chez EDF précise : « En 2006, 25% des femmes ont eu des augmentations individuelles, contre 20% des hommes ». Chez Axa France un accord triennal a été signé en mars 2006 visant à réduire l’écart des salaires entre hommes et femmes. En juillet 2006, une centaine de salariées de la compagnie d’assurance ont reçu 2 200 euros en moyenne. Sur le sujet Rachel Silvera, économiste et maître de conférences à l’université de Paris X, affirme qu’en dépit de l’avancée déjà réalisée, il reste beaucoup à faire car « la rémunération est aussi le reflet de toutes les autres inégalités entre hommes et femmes ». Par ailleurs, plusieurs études publiées le 8 mars par l’Insee montrent que, dans le monde du travail, les femmes continuent à être traitées différemment et que ces différences prennent leur source « dès le plus jeune âge ». Les jeunes femmes mettent en effet plus de temps à trouver un emploi et les postes qui leur sont proposés sont plus précaires. De fait à formation, expérience et fonction égale, le différentiel est de 7%. La panne observée dans la résorption de ces inégalités depuis 1990 est, de l’avis de Michel Glaude, directeur des statistiques sociales d’Eurostat « un cercle vicieux qui, fondé sur un moindre investissement supposé des femmes dans le monde du travail, conduit les employeurs à leur confier moins de responsabilités professionnelles, ce qui les inciteraient à se replier d’autant sur la sphère domestique ». (La Tribune, p28-30, Isabelle Moreau, 07/03/2007, Les Echos, p2, 08/03/2007, Le Monde, p10, Anne Chemin, 09/03/2007)
Etude sur la discrimination professionnelle des femmes
Etats-majors : une lente évolution vers la parité
Le top management du cabinet Grant Thornton révèle que la France se situe dans la moyenne internationale concernant la proportion de femmes dirigeantes. Ainsi, dans l’Hexagone, les femmes représentent 6% des directions générales et 8% des conseils d’administration des entreprises du CAC 40 et 11,2% dans les groupes régionaux avec 9% des conseils d’administration. Alors que les chiffres restent faibles, l’évolution semble toutefois se faire en faveur de la féminisation des états-majors. En France, alors que les femmes représentent 45,8% de la population active, elles ne sont que 36% à accéder à des postes cadres. Deux entreprises du CAC 40, L’Oréal et PSA Peugeot Citroën, donnent l’exemple en la matière. On compte trois femmes à la tête du groupe automobile, sur les cinq directeurs que comprend le comité de direction générale : Sylvie Rucar, directeur financier et informatique, Isabel Marey Semper, directeur de la stratégie et l’innovation et Liliane Lacourt, directeur de la communication. L’effort de l’entreprise est particulièrement remarqué, face notamment, à son concurrent Renault qui ne compte aucune femme au sein de son comité exécutif. Pour sa part le leader de la cosmétique a nommé Brigitte Liberman à la tête d’une de ses grandes divisions et s’apprête à nommer Annette Roux au conseil d’administration. (Le Figaro économie, p17-18, Sophie Fay, 08/03/2007)
Il ressort d’une étude menée par le réseau Grandes écoles au féminin auprès de 7 000 diplômés de grandes écoles que les femmes cadres continuent d’être l’objet de discriminations professionnelles. Ainsi l’étude révèle que les discriminations commencent tôt et s’accentuent au fil du temps. De l’avis de Véronique Préaux-Cobti, présidente de GEF « on note des progrès, mais le chemin reste long ». Sur la question des salaires l’écart qui est de 10% à l’embauche, se situe à 18% à 30 ans et à 27% au-delà de 35 ans. De même, les différences d’accès à des postes de dirigeants ou la présence aux comités de direction sont à noter. L’étude montre aussi que les femmes cadres travaillent autant que les hommes et que seules 4% d’entre elles mettent leur carrière entre parenthèse pour s’occuper de leurs enfants. Par ailleurs, le GEF dénonce la surestimation de leur moindre mobilité supposée, expliquant « elles effectuent presque autant de déplacements et 76% sont prêtes à s’expatrier ». Aussi carriéristes que les hommes, les femmes sont toutefois conscientes qu’elles doivent fournir plus d’efforts pour réduire l’écart avec leurs collègues masculins. (Les Echos, p4, Derek Perrotte, 08/02/2007)
La diversité homme/femme à travers la sémantique
L'égalité salariale entre les hommes et les femmes, promise par le gouvernement "dans les deux ans maximum" sous peine de sanctions, a jusqu'ici peiné à se concrétiser dans les entreprises, malgré un bilan annuel imposé par la loi, avec des écarts qui dépassent parfois 20%.
Le nouveau ministre du Travail Xavier Bertrand a affirmé lundi qu'il y aura "des sanctions" si l'égalité n'est pas atteinte au terme des deux ans et que, pour les entreprises non conformes, "il y aura la possibilité pour l'inspection du travail de transmettre ces cas de discrimination".
L'égalité salariale hommes-femmes sera le thème d'une des quatre conférences sociales de rentrée annoncées par Nicolas Sarkozy. Il faudra "prendre en compte le fait que, parfois, les femmes n'ont pas eu le même parcours professionnel" que les hommes, en raison de la maternité, a précisé M. Bertrand.
Relancé début 2005 par le président Jacques Chirac, le thème de l´égalité salariale hommes-femmes avait abouti en mars 2006 au vote d'une nouvelle loi complétant la loi Génisson de 2001, qui oblige les entreprises de plus de 50 salariés à négocier sur l'égalité professionnelle, et l'accord interprofessionnel signé par les partenaires sociaux en 2004.
La négociation sur les salaires que l'employeur doit engager chaque année, vise aussi en principe désormais à définir et programmer des mesures pour supprimer avant fin 2010 les écarts hommes-femmes.
Mais les lois tardent à se concrétiser.
Seuls 30 textes conventionnels dans les branches professionnelles abordaient l'égalité hommes-femmes en 2005, moins qu'en 2004.
Le salaire horaire moyen des femmes est inférieur de 19% à celui des hommes et de 11% "à caractéristiques identiques", indiquait la Dares (ministère de l'Emploi) il y a un an.
Dans les quatre premières années de vie active, le salaire net médian des femmes à temps complet est inférieur de 5% à 23% à celui des hommes, selon l'Insee.
Or, les inégalités se creusent en cours de carrière.
Seul un poste de cadre sur quatre environ était occupé par une femme en 2002, pour un salaire inférieur de 20%, notait début mars la Dares, en pointant l'impact de la "situation familiale".
Même diplômées des grandes écoles, les femmes obtiennent un niveau de responsabilité moindre que les hommes dans leur carrière, encadrent des équipes moins importantes et sont moins payées, confirmait en février une enquête publiée par Grandes Ecoles au féminin. Les diplômées gagnent 18% de moins en début de carrière et 24% de 46 à 50 ans.
Facteur aggravant, les femmes sont quatre fois plus nombreuses que les hommes à temps partiel "subi" (900.000 environ en 2005), d'après l'Observatoire des inégalités.
A durée de travail, formation, expérience et fonction égales, l'écart dû à une "discrimination pure" serait de 7% et 11%, selon les études.
Le "moindre investissement supposé" des femmes dans le monde du travail conduit les entreprises à leur confier moins de responsabilités, ce qui crée des écarts salariaux et incite les femmes à se replier sur la sphère domestique, justifiant "a posteriori" l'attitude des employeurs, a expliqué Michel Glaude (Insee).
Sortir de ce "cercle vicieux" suppose des interventions publiques pour faire bouger l'entreprise et la politique familiale, prônait-il en mars.
Dans cette optique, M. Bertrand a évoqué lundi le besoin de "prendre en considération la question de la garde d'enfant", via un "droit opposable".
Mardi 22 mai 2007
PARIS (AFP),© AFPUn article écrit par notre Présidente Marie-Hélène THERRE, associée de Therre Consultance dans son contexte professionnel mais dont le sujet nous touche directement : Article
Maternité et vie professionnelle
L’enquête «Familles et employeurs» menée en 2004-2005 par l’Institut national d’études démographiques (INED), et publiée le 13 septembre, a cherché à mesurer l’ampleur des différences de comportement entre les hommes et les femmes lors de l’arrivée d’un enfant. Il s’avère que près de 39% des mères voient leur activité modifiée lors de la naissance d’un enfant et ce, contre seulement 6% des pères. Cela peut se traduire de différentes façons : changement de statut, d’horaires, d’intensité de travail ou retrait complet de la vie active pour pouvoir s’occuper de leur famille. En effet, après une naissance, 54% des femmes, contre 7% des hommes, quittent leur emploi tandis que 22% des femmes, contre 6% des hommes, réduisent leur temps de travail. Le nombre d’enfants entre également en ligne de compte : au premier enfant, 30% des femmes notent des changements dans leur vie professionnelle contre 7% des hommes ; au deuxième enfant, 46% signalent des modifications contre 6% des hommes ; au troisième, ce sont 56% qui voient leur vie professionnelle changer contre 6% des pères. Parmi les facteurs déclenchant de ces changements professionnels, le nombre d’enfants arrive en première position, suivi par le statut du travail, l’histoire familiale et, enfin par la situation financière. Par ailleurs, l’élargissement de l’allocation parentale d’éducation en 1994 aux familles de deux enfants, a également eu pour conséquence d’inciter les femmes à se retirer du marché du travail. (Les Echos, p4, CA. F., 13/09/2006 ; Le Monde, p12, Anne Chemin, 13/09/2006 ; Le Figaro Entreprises, p10, Anne-Sophie Cathala, 18/09/2006)
Femmes et fonctions dirigeantes
Une étude réalisée par Ricol & Associés, Christian & Timbers et Capital Com, en prélude du Women’s Forum qui se tiendra à Deauville du 5 au 7 octobre, montre que les femmes représentent moins de 10% des membres des instances de contrôle et de direction des 300 premières capitalisations boursières d’Amérique du Nord, de l’Union européenne et d’Asie : 9,3% des administrateurs et 7,6% des membres des comités exécutifs. On constate néanmoins une évolution, même si celle-ci est très lente, ainsi qu’un retard de l’Europe par rapport aux Etats-Unis dans ce domaine. Ainsi on compte désormais 18 sociétés sans présence féminine dans leur conseil d’administration sur le Vieux Continent, alors qu’il y a trois ans, on en dénombrait 23. Quant aux grands groupes américains, le poids des femmes au plus haut niveau est passé pendant la même période de 12,3% à 16,3%. Dans le détail, on trouve 15,6% de femmes dans les organes de direction et de contrôle américains, contre 7,6% en Europe avec d’importantes différences entre les pays. En effet, si elles sont 27% en Suède, elles ne sont plus que 6,1% en France à occuper ce type de poste. Sonia Bonnet Bernard de Lasteyrie & Associés fait remarque : «Pour arriver à ce niveau, il faut se battre et avoir des compétences particulièrement élevées. On recrute en général autant d’hommes que de femmes mais on constate, après 35 ans, une grande déperdition du fait d’un certain machisme mais aussi d’un manque de disponibilité des femmes qui, souvent, privilégient leur vie de famille». A noter que deux sociétés françaises émergent dans ce panorama : Crédit Agricole et L’Oréal. (La Tribune, p36, Alexandra Petrovic, 27/09/2006 ; Le Figaro économie, p21, Fabrice Amedeo, 27/09/2006)
La nouvelle guerre des sexes Editorial Cadremploi du 25/04/06
Il y a deux manières d’évoquer la place des femmes dans le monde du travail. La première, pessimiste, consiste à se lamenter sur la discrimination dont elles sont victimes à l’aide de quelques chiffres bien sentis : elles gagnent, en moyenne, 20% de moins que leurs collègues masculins, elles ne représentent qu’un tiers des cadres et 5% seulement apparaissent dans les instances dirigeantes des entreprises. Et puis, on peut aborder la question de façon plus positiviste, comme l’on fait les deux auteurs du « Bal des dirigeantes ». Dans leur ouvrage récent (1), Annie Battle et sa fille Sandra Battle-Nelson tentent de démontrer que les femmes sont en train de prendre le pouvoir dans les entreprises. Les deux femmes estiment non seulement que « la monoculture des mâles s’essouffle dans l’entreprise », mais qu’en plus, lorsque les directions se féminisent, le business n’en est que dopé. Une démonstration qui s’appuie sur des études sérieuses, comme celle de l’organisme américain Catalyst. Sa conclusion est implacable : les sociétés au pourcentage élevé de femmes dans leur top management ont en moyenne un retour sur investissement de 35% et un bénéfice par actionnaire de 34% supérieurs à d’autres entreprises, dirigées d’une main exclusivement virile. Le livre tente également de mettre à mal une autre réputation tenace qui voudrait que les femmes, après de brillantes études, soient cantonnées à des rôles subalternes. Cette fois, leur démonstration est étayée par un sondage de l’institut Ipsos réalisé pour le réseau GEF (2) qui réunit les associations d’anciennes élèves de huit des plus grandes écoles françaises : 63% des diplômées interrogées gagnent la moitié ou plus des revenus du foyer. Le mythe de maman qui se contente d’un temps partiel pour préparer les repas, s’occuper du bain des petits et encadrer les devoirs en attendant que papa termine sa réunion tardive est sérieusement ébréché.
Elles sont dans la place et même de nombreux hommes semblent plutôt satisfaits de travailler pour elles. D’ailleurs, ils n’hésitent plus à le dire. Car le pragmatisme au féminin, qu’elles ne se contentent pas d’appeler de leurs vœux mais qu’elles mettent en application dans les organisations qu’elles dirigent, les arrange tout autant que les femmes. Une des plaies que les femmes dirigeantes font disparaître à leur arrivée, c’est le présentéisme. Une dirigeante d’une mutinationale citée dans le livre regrette que pour certains dirigeants, « il ne suffit pas de faire le travail, il faut être vu en train de le faire ». Grâce aux femmes, en revanche, plus respectueuses du temps des autres, on va plus souvent à l’essentiel, on respecte notamment les ordres du jour en réunions, on évite les interminables monologues des intervenants et celles-ci se terminent moins tard. Tout le monde s’y retrouve. Enfin presque. Car cette féminisation des entreprises et des esprits semble troubler certains hommes et en énerver d’autres. Notamment Eric Zemmour, journaliste au Figaro. Ce trublion publie ce printemps un pamphlet féroce sur l’homme tel qu’il est devenu, à savoir une femme (3). Un transformisme que la société infligerait aux garçons qui ne pourraient plus, selon le chroniqueur, « ni draguer, ni désirer, ni séduire. Juste aimer ». Une castration intellectuelle un brin extrémiste. Car il semble encore très éloigné le jour où les actionnaires des plus grands groupes mondiaux (très majoritairement des hommes) ne désigneront que des femmes à la tête des entreprises qu’ils contrôlent.
(1) Le bal des dirigeantes, Annie Battle et Sandra battle-Nelson (Eyrolles)
(2) GEF : http://www.parispwn.net/gef/gef.html
(3) Le premier sexe, Eric Zemmour (Denoël)A lire :
- « Au boulot les filles » de Marie-Paule Doncet membre de l'association « Femmes journalistes » paru aux éditions du Seuil, le livre utile aux femmes qui travaillent.
- « La République des Ingénieurs » de Robert Germinet et Patrick Harismendy paru aux éditions Jacob-Duvernet . L'enquête auprès de 100 ingénieurs, objet de cet ouvrage ,a reçu le soutien de l'Ecole Nationale Supérieure des Mines de St-Etienne ; elle montre que l'ingénieur de demain devra être toujours plus ingénieux et créatif et apprendre à façonner « la pâte du facteur humain, bien difficile à malaxer ».- « Promouvoir les talents – Hommes Femmes Entreprises : la combinaison gagnante ! (Editions d’Organisations-Eyrolles), préfacé par Laurence Parisot.
« Bâti autour de témoignages de dirigeants, de dirigeantes et de responsable Ressources Humaines, fruit d’une expérience tangible, ce livre est un véritable manuel pratique à destination des entreprises, des hommes, et des femmes… pour bousculer les idées reçues et faire de la diversité/mixité une valeur ajoutée réelle et durable » (voir présentation jointe).Femmes Ingénieurs et Médias
Le Livre Blanc des femmes dans la recherche privée
A la demande du ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles Technologies, Claudie Haigneré, Michèle Baron, chargée de la Mission Parité en Sciences et Technologies de ce ministère, a constitué un groupe de travail pour la réalisation de ce Livre Blanc qui doit paraître à la fin de l’année 2003 et qui a pour objet de dresser un état des lieux de la situation des femmes dans la recherche privée. Ce groupe de travail était composé de représentantes de l’industrie privée et du CNRS, des statisticiennes de l’INSEE et de différents ministères (Recherche, Education Nationale, Industrie). FI a participé à ce groupe de travail en la personne de Marie-Hélène Therre qui a fourni les résultats de la 14ème enquête, élaboré une recherche spécifique sur les ingénieurs dans la recherche et permis l’accès à de nombreuses entreprises.
LA 15ème ENQUETE CNISF
Les résultats de la 15ème enquête CNISF « L’Ingénieur dans la société et sa
rémunération » sont accessibles sur le site du CNISF, www.cnisf.org moyennant paiement sécurisé par la BNP, y inclus le calcul de la rémunération individuelle d’un ingénieur à partir de 15 critères.
Pour lire ou télécharger :
- La banque des savoirs de l'Essonne a mis en ligne mi mai 2007, notre Quiz préparé en commun avec Femmes & Sciences et Femmes & Maths sur son site Internet. de la visibilité en plus sur les femmes scientifiques et les idées reçues....
http://www.savoirs.essonne.fr/sections/jeux/- Les communications des rencontres européennes "A propos des études de genre dans les pays européens. Où en sommes-nous ?", organisées par le RING les 27 et 28 octobre 2006, sont en ligne.
Plus de la moitié des interventions sont déjà consultables sur le
site du RING : http://www.univ-paris8.fr/RING/activites/rencontres.euro.06.html
(paru en 2007)- L'avis du Haut Conseil de la Science et de la Technologie.... sur la désaffection des jeunes pour les études supérieures scientifiques.
- La Tribune du 28/02/2007 : "La mixité à l'école est-elle un gage d'égalité".... par Christian Margaria (Président de la Conférence des grandes écoles".
© femmes-ingenieurs.orgL’enquête «Familles et employeurs» menée en 2004-2005 par l’Institut national d’études démographiques (INED), et publiée le 13 septembre, a cherché à mesurer l’ampleur des différences de comportement entre les hommes et les femmes lors de l’arrivée d’un enfant. Il s’avère que près de 39% des mères voient leur activité modifiée lors de la naissance d’un enfant et ce, contre seulement 6% des pères. Cela peut se traduire de différentes façons : changement de statut, d’horaires, d’intensité de travail ou retrait complet de la vie active pour pouvoir s’occuper de leur famille. En effet, après une naissance, 54% des femmes, contre 7% des hommes, quittent leur emploi tandis que 22% des femmes, contre 6% des hommes, réduisent leur temps de travail. Le nombre d’enfants entre également en ligne de compte : au premier enfant, 30% des femmes notent des changements dans leur vie professionnelle contre 7% des hommes ; au deuxième enfant, 46% signalent des modifications contre 6% des hommes ; au troisième, ce sont 56% qui voient leur vie professionnelle changer contre 6% des pères. Parmi les facteurs déclenchant de ces changements professionnels, le nombre d’enfants arrive en première position, suivi par le statut du travail, l’histoire familiale et, enfin par la situation financière. Par ailleurs, l’élargissement de l’allocation parentale d’éducation en 1994 aux familles de deux enfants, a également eu pour conséquence d’inciter les femmes à se retirer du marché du travail. (Les Echos, p4, CA. F., 13/09/2006 ; Le Monde, p12, Anne Chemin, 13/09/2006 ; Le Figaro Entreprises, p10, Anne-Sophie Cathala, 18/09/2006)
Les résultats de la 15ème enquête CNISF « L’Ingénieur dans la société et sa
rémunération » sont accessibles sur le site du CNISF, www.cnisf.org moyennant paiement sécurisé par la BNP, y inclus le calcul de la rémunération individuelle d’un ingénieur à partir de 15 critères.
Le monde
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